
Quelques exemples d’aménagements physiques du réseau permettant d’abaisser les vitesses de
circulation effective (adapté de US Department of transportation, 1994)
Diminuer l’accessibilité automobile
L’article montre tout d’abord comment les réseaux viaires récents tendent à favoriser structurellement, par la géographie de l’accessibilité qu’impose leur morphologie, l’usage de l’automobile au détriment des modes doux. Des propositions d’aménagement des réseaux viaires offrant aux trajets doux les moyens de s’effectuer dans de bonnes conditions d’accessibilité sont ensuite avancées afin d’illustrer dans quelle mesure il est possible de lutter contre la dépendance automobile pour les trajets de courte portée.
(…) Si l’amélioration des systèmes de transport doux est une condition nécessaire pour en développer l’usage elle n’est en revanche pas une condition suffisante. En effet, la supériorité de l’accessibilité automobile est telle, que si l’on veut tendre vers un partage modal plus équitable, il semble parallèlement obligatoire d’agir sur le système automobile lui-même afin d’en diminuer les performances pour réellement réintroduire la possibilité d’une concurrence modale.
Une première solution consiste à augmenter la tortuosité des trajets automobiles par le jeu des plans de circulation. Le principe des poches étanches, déjà utilisé dans des villes nordiques ou encore à Besançon pour diminuer le trafic de transit dans les cœurs de ville, permet d’atteindre partiellement cet objectif. L’espace est divisé en cellules « étanches ». Pour passer de l’une à l’autre, l’automobiliste est systématiquement contraint d’emprunter une rocade périphérique. Ce système permet d’une part de diminuer le trafic de transit dans les différentes cellules, mais aussi de diminuer l’efficacité des trajets automobiles, relativement aux trajets piétonniers ou cyclistes pour qui la traversée des membranes des cellules est autorisée.








